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Une biodiversité à protéger

Une biodiversité en danger

BPP trouve sa source dans une biodiversité en danger, qu'il faut restaurer et préserver.

La loi française fait de la biodiversité un thème essentiel (article L110-1 du code de l’environnement) :   
"La protection, la mise en valeur, la restauration, la réhabilitation et la gestion des espaces, ressources et milieux naturels, terrestres et marins, des sites et paysages, la préservation de la diversité biologique ainsi que des équilibres biologiques auxquels ils participent et la protection des ressources naturelles contre toutes les causes de dégradation qui les menacent sont d’intérêt général. Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde et de contribuer à la protection de l’environnement."
Or, l’appauvrissement de la biodiversité est un drame de notre époque, auquel Betton n'échappe pas. Selon Eurêkoi, entre 60 % et 80 % de la biomasse des insectes a disparu ces dernières décennies en Europe. Pour les paysages agro-industriels européens, dont la France fait partie, on parle d’un déclin de 70 à 80 % des populations d’insectes dans les dix dernières années environ. Une étude publiée en 2023 qui fait état d’une réduction spectaculaire de 95,1 % de la biomasse totale des insectes en 24 ans dans un contexte agricole intensif.    Peu importe la justesse des chiffres, c’est l’ordre de grandeur, énorme, qu’il faut retenir, autour de 80 % de baisse, et la gravité du phénomène.

L’impact sur la biodiversité est majeur, car d’autres espèces d'animaux se nourrissent des insectes. Elles sont en importante diminution du fait de la raréfaction de leur alimentation : amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres), reptiles, poissons, oiseaux, mammifères. On parle ici de la sixième extinction de masse par effets directs des activités humaines et effondrement de la chaîne trophique : si un échelon de la chaîne trophique est en déclin ou disparaît, les autres échelons en font autant.    Le déclin des insectes et des vertébrés ne se fait pas seulement en quantité, que l’on mesure en termes de biomasse, mais également en qualité. Certaines espèces sont passées en liste rouge. Parmi celles-ci on peut citer pour les oiseaux : l’hirondelle rustique, l’hirondelle de fenêtres, le martinet noir, les bruan ortolan, le pipit farlouse, la fauvette, la pie-grièche à tête rousse, l’alouette des champs, la mésange charbonnière… Pour les autres vertébrés :  les chauves-souris (notamment la pipistrelle commune), le hérisson, la grenouille verte, les araignées et larves de libellules… Même les populations de moineaux sont en chute libre !  

Cas des insectes pollinisateurs

La baisse d’insectes est un marqueur majeur du déclin de la biodiversité. Elle est due à un ensemble de facteurs qui interagissent et se renforcent mutuellement : pesticides néonicotinoïdes et autres insecticides, fongicides et herbicides; frelon asiatique, Vespa velutina nigrithorax, qui s’attaque aux ruches mais pas seulement; Varroa destructor (acarien parasite des abeilles) et autres maladies et parasites propres aux abeilles; réchauffement climatique; perte d’habitats; simplification des paysages agricoles et urbains; pollutions y compris pollutions lumineuses…   La raréfaction des insectes pollinisateurs explique une partie de la baisse de biodiversité, mais elle a également des répercutions économiques :  baisse de production du miel, de sa mise en marché et hausse des prix; pollinisation moindre des plantes entomogames et donc risque d’appauvrissement de la production végétale agricole.


Les solutions

Les solutions pour lutter contre le déclin massif des insectes pollinisateurs sont nombreuses, mais un moyen essentiel de protéger et si possible d’accroître la présence d’insectes pollinisateurs est :

  • de lutter contre le frelon asiatique. C'est un des grands axes d'action de BPP : voir rubrique "lutte contre le frelon asiatique";
  • de leur proposer du nectar, du pollen ou du miellat. Pour cela il faut veiller à rendre disponibles les végétaux, à longueur d’année, en agissant sur toute la palette végétale adaptée aux conditions locales, de sol et de climat. Chaque citoyen ou organisation collective, publique ou privée, peut agir à sa manière, selon ses propres moyens. En multipliant ces végétaux, en les plantant eux-mêmes, en mettant du foncier à disposition des planteurs, en finançant leur implantation, en les entretenant et les récoltant etc. C'est un second axe d'action de BPP, notamment au moyen de création d'ilots de biodiversité. Dans le site internet de BPP vous trouverez toutes les informations utiles sur ces îlots, ainsi qu'un tableau de plantes mellifères : voir rubrique "îlots de biodiversité".

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