Cette année il est apparu tot, par endroit, pas partout.
Les premiers ont été vus dès le début mars, le 7 ou le 8. On en a déjà parlé. Un petit rappel, le piégeage de printemps reste déconseillé par respect pour la biodiversité. Ce piégeage n'apporte rien: la proportion de captures de fondatrice est infime eu égard au nombre de fondatrice dans la nature. Par contre la biodiversité des autres insectes qui s'éveillent à peu près en même temps devient une victime collatérale de ce piégeage de frelon.
Il est grand temps d'en prendre conscience et de se focaliser sur la détection des nids plutôt que le piégeage des fondatrices. C'est moins facile. Il faut prendre le temps d'observer, d'observer régulièrement, les endroits où la fondatrice aurait pu commencer la construction de son nid. On en connait quelques uns de ces endroits: abris de jardin, encoignures de fenêtre, carport, parpaings, tas de bois, abris à bois, souches, préau, hangar, etc... Mais ce sont des raisonnements humains qui nous conduisent à ces endroits, Il faudrait arriver à se dépasser et raisonner en frelon.....
Lorsque le nid est détecté, la seule chose à faire est de signaler à la mairie, et si le nid n'est pas trop gros (c'est le cas en mars et en avril), la mairie interviendra directement pour le détruire AVEC sa fondatrice. Vous pouvez aussi le signaler à l'association (mail et/ou téléphone sms) qui fera le même travail et préviendra la mairie pour recensement du nid).
En mars et avril vous pouvez aussi sans danger décider de détruire le nid AVEC sa fondatrice. Une destruction de nid sans fondatrice ne vaut pas. Ne le faite pas avec les bombes insecticide aérosol: ce n'est pas une pratique respectueuse de l'environnement. Faites le plutôt, dans la mesure du possible avec par exemple un pot à confiture, une chaussure, etc, ET UNIQUEMENT après avoir vérifié la présence de la fondatrice. Généralement au soir tombant elle est dans le nid, mais quelquefois on ne la voit pas, planquée au fond du nid, derrière la coupole à alvéoles.
Dans tous les cas, prévenez l'association, pour laquelle il est important de recenser les lieux pour assurer un suivi pertinent et tenter de comprendre la logique frelonesque d'installation des nids.
L'observation pour la détection des nids. Il y a des endroits où la présence des frelons est marquée, sans que pour autant il y ait un nid: c'est par exemple au printemps le camélia à étamine. Il peut y avoir d'autres endroits mais celui ci est particulièrement productif. Il agit comme un appât. Le frelon y retourne. Nous l'avons utilisé pour capturer des frelons vivants au filet, et nous entrainer à leur accrocher une puce émettrice pour observer le comportement. Nous relachons la fondatrice dans la cage d'envol, l'observons un moment, puis nous la récupérons pour décrocher l'émetteur. C'est de l'entrainement pour l'été prochain. Le camélia aura fané, mais le pot à mèche fera office d'appât addictif.
Les premiers entrainements sont encourageants: c'est facile d'accrocher l'émetteur. Mais quelque fois il se décroche (parce que le crochet de l'émetteur finit par s'ouvrir un peu. Il faudra être vigilant cet été, à ce que le crochet soit bien fermé. La pince d'immobilisation du frelon doit aussi bien être positionnée au niveau du pétiole, on a vu des fondatrices s'échapper parce que juste retenue par l'abdomen, et à force de contorsions finir par se dégager (souvent lorsque l'on veut retirer l'émetteur sans détruire la fondatrice (ce qui est un peu idiot....)
Si d'aucuns souhaitent assister aux manipulations, l'association propose(ra) des ateliers, sous réserve de capture de frelons vivants.
Bon à savoir, pour les curieux : Si vous détectez un nid primaire de frelon, signalez le, l'association peut profiter de la situation pour capturer le frelon et le manipuler sous votre oeil attentif.

Sant Donasian & Sant Rogatian
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